(article du CTV news au lien de la photo)

C’est la haute saison des résolutions de la nouvelle année.

C’est la haute saison des abonnements au gym.

On jase là ….

Pour les plus scientifiques, c’est ici (INTERNATIONAL journal of obesity)

http://www.nature.com/ijo/journal/vaop/ncurrent/abs/ijo2013102a.html

DONC ;

Si on lit entre les lignes, pour résumé, il semblerait selon cette étude australienne que l’entraînement à très haute intensité par intervalles aurait comme effet de :

  • Diminuer la quantité de calories ingérées après l’effort (plus c’était intense, moins ils avaient faim par la suite)
  • La sensation de faim ne serait pas plus élevée après les efforts que lors de la 4ième session inactive (17 hommes de cette étude)
  • Enfin, même le jour suivant ces hommes consommaient moins de calories.

N.B. Cette étude a porté sur des hommes obèses (sédentaires VS hommes pratiquant 3 séances de 30 minutes à différents niveaux d’intensités + 1 à ne rien faire).

Est-ce que ça veut dire que pour perdre les kilos des fêtes, on se jette à corps perdu dans le cardio par intervalles?

Encore une fois, le mot d’ordre est ÉQUILIBRE.

Car la perte et le maintien d’un poids santé sont multi factoriels. Plusieurs choses importantes peuvent entrer en ligne de compte (et n’oublions pas que cette mini étude portait sur des hommes obèses) :

  • Éducation
  • Niveau de forme au départ
  • Blessure, opérations, déséquilibres physiques
  • Réel désir de changement
  • Horaire
  • Type de travail (et influence potentielle du milieu)
  • Milieu socio-économique
  • Amis
  • Habitudes alimentaires
  • Etc.

Un autre effet pervers du ‘Plus j’en fais, plus fort je pousse, mieux c’est’ alors que l’on est pas prêt pour cela, c’est :

  • Une fatigue excessive qui se reporte sur le lendemain (parfois même pour certains 48 heures) qui devient pénible où on bouge moins
  • Un découragement après un certain temps
  • Sur entrainement

Lorsque je travaillais dans le milieu des salles de conditionnement physique pour une grande chaîne reconnue, un formateur avait utilisé une expression qui m’est restée : ‘La délicieuse incertitude’.

Trouver l’équilibre parfait entre un défi difficile certes, mais réaliste, juste assez pour demander le dépassement de l’individu, pas trop pour le découragement, bien dosé pour favoriser les mécanismes d’adaptation et ainsi progresser sur tous les plans physique, psychologique et émotionnel, tout cela grâce au désir réel de changement et à une périodisation adéquate et donc adaptée, qui favorise une évolution progressive pour des résultats à moyen et long terme.

Au final, le mot d’ordre est donc : Oui au cardio par intervalles à intensité élevée.  Mais au bon moment, adapté à chaque personne (capacités physiques du moment par exemple) et à l’objectif.

‘Y’en aura pas d’facile’ pour reprendre l’expression.  Mais ça en vaut définitivement les efforts.  Bon entraînement.

QUESTION D’ÉQUILIBRE VERSUS LES RÉSOLUTIONS DU RETOUR DES FÊTES

On devrait même peut-être se poser la question qui suit ; pourquoi se gaver comme une oie à engraisser à certaines périodes de l’année.  Se faire plaisir en bonne compagnie assurément.  Mais a-t-on besoin toutefois de s’empiffrer à en être malade?  Je suis certain que plusieurs d’entre nous peuvent se rappeler des lendemains de veilles difficiles ainsi que de durs repas copieux à digérer, dignes d’orgies romaines.  Le plaisir peut se vivre de plusieurs façons.  Les résolutions de débuts d’années n’en seront que plus faciles puisque ça devient un style de vie.

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