Je poursuis mon périple en écriture sur mon voyage à Hawaii.  Après un billet sur l’environnement alimentaire puis l’exercice physique en voyage, voici mon épopée dans le monde merveilleux de Kalani, lors du Hawaii Summer bliss 2014.

Le silence des montagnes, le bruit des oiseaux et des insectes qui nous accompagnent dans nos périples, le vent qui caresse notre peau, le soleil qui nous réchauffe, la senteur de l’eau de mer dans l’air qui nous rappelle sans cesse que nous sommes en vacances dans un paradis appelé Hawaii.  La nature et sa verdure exceptionnelle, résultat de microclimats qui se font s’enchaîner les cycles de soleil, de vent et de pluie dans la même journée.

IMG_0049

La vue imprenable, les décors dignes des films hollywoodiens (d’ailleurs, plusieurs y ont été tournés), une lumière artificielle d’homme minimale qui nous permet de lever la tête vers les étoiles le soir venu pour contempler ce firmament et l’univers infini qui entoure notre mère nourricière, la terre.   Se lever avec la lumière d’un nouveau jour, remercier le dieu soleil pour cette belle journée et embrasser la lune du regard avant de s’endormir pour rejoindre Morphée, bercé par les bruits des insectes et des animaux de la nuit qui s’éveillent à leur tour.

101_1715

KALANI

Pour notre plus grand plaisir, ce sanctuaire de 120 hectares sur Big Island, qui accueille des touristes amoureux de yoga et de calme, nous offrait un endroit hors du commun.  Près de l’océan, retiré de la vie active et urbaine des grands centres, reclus où les seules promotions visibles sont les grilles horaires des cours offerts sur le site et le menu des repas.  Des aliments frais organiques, en majorité cultivée sur place.  Un ratio que je dirais 75% végétarien pour 25% carnivore (poissons, œufs, fromages, viandes).  L’occasion de manger en pleine conscience, de prendre du temps pour discuter avec des étrangers devenus des amis de voyage à mesure que les jours s’accumulaient.  Out la télévision, l’ordinateur, téléphone ou le cellulaire pour qui le souhaite.  Un havre de paix, où l’on met de l’avant des habitudes de vie saine, le style ‘lay back’ ; une rare opportunité pour se refaire une santé globale.  Un petit paradis de tranquillité, de nourriture simple et goûteuse, de ‘volonteers’ pour prendre soin de ce lieu à but non lucratif, de sourires, de moments perdus dans les limbes de la simplicité et de la pureté. Étions-nous vraiment aux ‘states’ ou bien sur une autre planète?  Un environnement unique où sortir des sentiers battus et refaire le plein d’énergie prennent tout leur sens.

Lors de mon départ, je me souviens très bien des tensions et douleurs qui m’habitaient.  Raideurs aux épaules, au cou.  Quelques tensions dans les jambes.  Une fatigue généralisée, des nuits courtes.  Je n’y fais pas exception ; plusieurs d’entre nous ont l’habitude de pousser la machine dans ses derniers retranchements avant de quitter pour les vacances, question de partir l’esprit en paix.  Un peu fou quand on y pense avec le recul.  On s’épuise pour mieux se reposer!  Facile de s’y laisser prendre avec notre rythme de vie effrénée où le mot ‘EXTRÊME’ revient si souvent dans les noms de produits, de nouveaux programmes d’entraînements, d’activités physiques, de produits commerciaux, etc.  À l’ère de la vitesse et du travail remis pour hier, mais demandé ce matin, où nous avons parfois l’impression d’être sur un champ de bataille, KALANI fut un havre de paix pour le repos du guerrier.

IMG_0029

Une journée typique ressemblait à ceci :

  • Levé avec le soleil vers 5h30
  • Faire des longueurs de piscine avant le déjeuner pendant 30 minutes.  Terminer avec bain à remous chaud
  • Déjeuner
  • Lecture
  • Yoga Kundalini pour 90 minutes
  • Diner
  • Sieste
  • Marche, exploration des alentours de Kalani, lecture
  • Yoga Vinasa flow pour 90 minutes
  • Souper
  • Relaxation en soirée, lecture, dodo tôt vers 21h, 21h30

IMG_0268

Je crois n’avoir jamais si bien dormi ces 5 dernières années.  Les bruits communs de l’existence en ville remplacée par les bruits de la nature, se faire réveiller par la lumière du jour et les hennissements de chevaux en lieu de réveil matin, déplacements à pieds, pas d’ordinateur, de cellulaire, de téléphone, de tablette, de télévision (dans mon cas du moins).  Complètement déconnecté ; à l’abri de la vitesse, une vie version ‘Slow motion’.

PS

Détail important s’il en est un, découvert sur place.  Pour ceux/celles qui aimeraient se lancer dans cette aventure ‘Kalanienne’, sachez que sur place, à la piscine de la retraite et sur la plage, c’est le style ‘lay-back ‘humain’ qui prédomine.  Ne soyez donc pas surpris si vous voyiez un écriteau ‘Clothes optional’ :) Vous êtes prévenus.

RÉSULTAT?

Un sommeil réparateur.  Un niveau d’énergie physique, mental et émotionnel qui reprend du ‘Poil de la bête’.  Le brouillard qui s’efface de mes yeux, mes oreilles qui entendent mieux, ma respiration qui se calme.  Mes idées qui s’éclaircissent, ma passion qui se renouvelle et se nourrit de cet environnement de paix et de simplicité et mon amour pour la vie qui en pleure tellement j’ai le sentiment de revivre.

Nous vivons à une époque de vitesse, de robotisation et même, parfois, de ‘zombification’ de l’être humain.  Tâches machinales, ‘deadlines’.  (J’adore ce mot.  DEADlines), compressions, pressions sociales à suivre toutes sortes de tendances.  On y met un doigt puis, facilement, c’est le bras qui y passe.

IMG_0062

Je suis thérapeute.  Je suis entraîneur.  Je connais bien le corps humain.

Je suis très conscient de ce que je fais et des conséquences.  Et il m’arrive encore, plus ou moins souvent, de me faire prendre dans le tourbillon.  Ce voyage m’a permis de refaire le point, de m’arrêter et de prendre le recul nécessaire pour analyser froidement la situation.  Bien que ce style de vie me soit impossible dans ma situation actuelle, il est possible d’en retirer certaines leçons positives et d’intégrer certaines des connaissances, des sensations de bien-être et des expériences acquises là-bas.  Comme le dit le titre du livre de Jack Kornfield, psychologue clinicien et moine bouddhiste dans son livre ‘Après l’extase la lessive’, après avoir vécu des moments magiques, je retombe sur terre dans MON monde.  Je ne suis plus dans cet endroit fermé de 120 hectares paradisiaques.  Mais bien que l’environnement montréalais ne me permettre de reproduire le centre, je peux choisir d’améliorer certaines choses dans ma vie pour retrouver cet état d’esprit, ce calme, et jusqu’à un certain point cette sérénité.

Un pas à la fois, avec beaucoup de bienveillance envers moi-même, de patience, de bonne volonté et d’une persévérance sans faille.

Je vous souhaite de développer votre ‘Force tranquille’.  Parce que dans notre société de vitesse, ‘Les guerriers que nous sommes’ ont aussi besoin de repos.

Share This