Nous entrons dans la salle.  Visuellement, il est facile de rapidement comprendre où nous sommes ; un centre de méditation à saveur bouddhiste (Kadampa de Montréal).

Dès le départ, on se sent transporté ‘ailleurs’, dans une sorte de réalité parallèle.  On baisse d’un cran le ton de sa voix, on sent les odeurs, on scrute un peu partout comme une p’tite souris.  L’énergie est définitivement très différente de ce que l’on ressent en marchant sur la rue Laurier ; c’est même d’une évidence criante dans cet espace de silence.  À pas de loup donc, silencieusement et avec le plus grand respect, je m’avance doucement dans ce lieu qui privilégie le contrôle de l’esprit, où des résidents bouddhistes y vivent et y transmettre avec une passion emplie de calme et de bienveillance ce qui les motive dans cette vie.

Je ne peux m’empêcher de regarder partout (c’est plus fort que moi), de tenter de capter l’essence même de cet endroit.  Tout pique ma curiosité.  Car ce lieu dégage quelque chose qui m’attire depuis peu, de plus en plus, en fait depuis que j’ai fait mon cours de 300 heures en yoga thérapeutique (2012-2013).  Cette attirance vient également du fait que j’ai pris un engagement avec moi-même d’entrer dans un processus de 1000 jours thérapeutiques de septembre 2012 à février 2015, jusqu’à mes 40 ans.  Pendant cette période, je me suis promis de me ‘mettre en danger en sortant de ma zone de confort’ de ces 20 dernières années. Ouste ces sensations de brûlure dans les muscles liées aux entraînements intenses.  Là où la performance et l’esthétisme étaient à l’avant scène, j’ai décidé consciemment durant ces 2 1/2 ans de faire un voyage au centre de mon univers, au plus profond de moi. De me déconstruire en quelque chose pour repartir sur de nouvelles fondations plus profondes.  OUCH! L’homme ou la femme de ménage devra faire de l’overtime là d’dans.  Y’a pas mal de poussière.

 

BACK TO THE FUTURE (2 semaines auparavant)

back_to_the_future_ii_soundtrack_by_thegalatf-d6dcure

MAGANGA (ça ressemblait à quelque chose du genre) :  »Ça te dirait d’aller à une journée de méditation le samedi 20 septembre au centre Kadampa?  Mais je sais que tu es rendu bon comme tu médites à tous les jours maintenant.  Peut-être que tu trouveras cela plate, que tu n’apprendras rien de nouveau. »

 »Si tu savais » ai-je pensé.  Je crois lui avoir répondu quelque chose du genre que je suis certain que j’y apprendrais plein de choses.  365 jours de méditation dans une vie, c’est rien.

 

UN ATHÉE PARMI LES SPIRITUELS QUI ÉCOUTE DU MÉTAL.  ROCK ON!!!

11564_342788790723_720450723_9912766_3518008_n

On apprend toujours avec un esprit curieux et ouvert.  Je ne croyais pas si bien dire.  Pendant et après cette journée, je me suis rendu compte que :

 

– Certains matins, lors de mes méditations matinales dans mon studio, et bien j’ai du m’endormir quelques secondes dans cette position s’en m’en rendre compte

– Que l’esprit au fond peut uniquement faire une chose à la fois.  Le multitâches, c’est plutôt le fait que nous passons d’une chose à l’autre très rapidement

– Que j’ai encore BEAUCOUP de chemin à faire (que j’en aurai probablement toute ma vie) et qu’au fond, c’est bien correct comme cela

– Que plus que jamais, depuis cette incursion dans l’univers de la méditation, J’AI COMPRIS QUE l’esprit est incroyablement flexible et fascinant

– Que le mental a un pouvoir que je ne soupçonnais même pas sur mon bien-être physique et émotionnel (les crises d’anxiété et d’angoisse sont à toute fin pratique disparues de ma vie depuis 1 an)

– Que j’ai développé un profond désir et d’amour pour l’existence (et les gens qui la peuple), une joie de vivre qui m’émeut comme jamais auparavant, comme si j’avais enlevé des œillères.  Je pleure maintenant littéralement de joie à certaines occasions comme de tristesse à la vue des certaines inégalités, de photos poignantes, de cries sourds liés à l’indifférence ( »mais que cé ça ces émotions » m’aurais-je dit quelques années auparavant).  J’embrasse dorénavant avec joie ce fait ; ben oui, je m’émeus facilement maintenant.  La boule dans la gorge, ce n’est plus juste qu’une question de mucus lié à une bonne grippe d’homme.  Ça vient, ça repart, au gré des saisons et des émotions du moment.

– J’apprends à dire JE T’AIME (ceux qui me connaissent de près savent que ça relève bien plus d’un exploit pour moi que de terminer une épreuve physique)

Ben oui ; je peux le dire dorénavant (mais pas encore trop souvent. J’ai assez de deux mains pour compter)  🙂

 

1571_Gen-Donsang

Guèn Kelsang Donsang, jeune bouddhiste qui sera notre enseignant en ce samedi, entre tout à coup dans la salle.  Tout le monde se lève d’une seule vague, comme au centre bell lors d’une partie du canadien. Après tout, le hockey n’est-il pas une religion pour certains?

 

JE PARLAIS DE SORTIR DE MA ZONE DE CONFORT PLUS TÔT DANS LE TEXTE

Je vous avouerai sans détour ceci ; moi et ma conjointe nous sommes aussitôt regardés du coin de l’œil.  C’est que nous ne sommes pas particulièrement ce que nous pourrions appeler des pratiquants, du moins, pas en terme religieux.  Pour reprendre une expression populaire, ‘Le poil nous lève’ lorsque l’on parle de dogmes. C’est comme cela, c’est tout.  Bien que respectueux des gens qui le sont (religieux), nous n’adhérons pas nécessairement à ces principes.  Nous nous sommes donc levés également sans toutefois faire ce qui semblait être les gestes d’usages.

 

Y-A-T-IL UN GEEK DANS LA SALLE?

Croyants et non croyants peuvent-ils se côtoyer?  La vie, la mort, c’est ‘rushant’ parfois.  Religieux, spirituel ; peut-on être l’un sans l’autre?  Un bouddhiste peut-il être geek?  Questions légitimes dans ma tête.

D’emblée Guèn Kelsang Donsang nous a mis à l’aise. Après les 3 prosternations d’usage faisant face aux symboles (qu’il a lui-même nommé peu de temps après ‘les 3 fois où je me suis ‘pitché par terre’), il a indiqué qu’il était ici pour nous partager avec humilité son savoir sur la méditation.  Pas pour discourir sur le bouddhisme ou la spiritualité.  Après tout, les gens ici présents s’étaient déplacés pour cela ; apprendre à méditer.  Pas pour recevoir un sermon.  À la vitesse de la lumière, nous tombons sous le charme de ce  »GEEK bouddhiste » (comme il l’a lui-même mentionné à plusieurs reprises lors de cette journée).

Dynamique mais calme, rigoureux sans se prendre au sérieux, maîtrisant de façon désarmante la ‘matière’ qu’il étudie depuis 15 ans déjà, nous déroutant par sa façon d’enchaîner sans s’emmêler la langue et les idées dans les phrases de ses maîtres érudits.  Riant parfois à gorge déployé dans son microphone (comme je m’aurais imaginé le Buddha dans ma tête de néophyte nord-américain), assis confortablement sur son promontoire de bois (plus que moi qui doit changer de position de temps à autre, ouch mes genoux), buvant que quelques gorgées d’eau de sa tasse de tout l’avant-midi (alors que je suis constamment déshydraté, même près d’un litre plus tard), il discours sur la vie et l’aspect incontrôlable de cette dernière, de l’attachement que nous avons pour ce qui nous fait du bien et le contraire pour les épreuves qui, pourtant, nous forgent.  Et jamais au grand jamais me suis-je senti inférieur, ou ai-je senti cet homme jouer de sa position stratégique sur élevé sur son socle de bois pour nous démontrer sa supériorité spirituelle.  Avec humilité et bienveillance (ça se sent ces choses là), fous rire et sourires, il nous a parlé de son maître de 85 ans, de la paix intérieure, de techniques simples de méditation et donc du contrôle de l’esprit.  Une façon de trouver le bonheur dans ce monde qui carbure à l’image, à l’égo sur dimensionné, au travail qui doit toujours être terminé pour hier.  Des façons simples de mettre tout en place pour savourer le bonheur d’une vie au moment présent car le chemin ne passerait pas par le contrôle des éléments externes à nous puisque justement impossibles à contrôler.  La vie étant imprévisible et la mort inéluctable (j’ai bien dit plus haut que ça pouvait-être rushant), les armes de prédilection dans ce combat perdu d’avance sont le lâcher-prise et la résilience, le non-jugement envers soi, le calme et la bienveillance pour soi et pour autrui.

J’ai eu l’opportunité de poursuivre la conversation sur l’heure du dîner, d’abord en groupe.  C’est là que j’ai vu à quel point nous vivons tous dans des microcosmes individuels qui, pourtant, ont tous des répercussions dans le grand schème.  Chacun ses conditionnements, ses habitudes, ses croyances, sa vision, ses désirs.  Il y avait des sourires complices ponctués parfois de grands malaises exprimés en silence par une longue gorgée d’eau, un soupir, un regard fuyant ou une mâchoire qui se crispe.  On se parle, on s’écoute, on réfléchit.  Puis pour un bon 40 minutes, yeux dans les yeux avec Guèn Kelsang Donsang, ‘one on one’ avec mes questions.  Sans son habit coloré typique, j’avais l’impression de voir une autre personne. C’est la douceur de ses yeux apaisés qui m’ont tout de suite ramené là où nous étions ; au centre Kadampa.   »Mais l’être humain, c’est un ensemble d’émotions, saines et malsaines oui?  Certaines que l’on qualifient de plus lumineuses, d’autres plus sombres.  Mais ça fait parti de nous. »  Calmement, il m’explique (je transcris au mieux) que dans sa conception des choses, et rendu à un certain niveau de paix intérieure et de bonheur simple, la colère, la jalousie, les frustrations, la haine et l’esprit de vengeance (pour ne nommer que ces émotions) n’apparaissent même plus en soi.  Nous ne serions alors plus que bienveillance, compassion, heureux de ce qui est sans désirer ce qui n’est pas.

ISCHHHHHHH.  Je ne suis tellement pas encore rendu là!  Perplexe mais confiant, les idées se bousculent dans ma tête et mon cœur.

Yah, it’s a long, long road.  Dans une vie courte, très courte.  But what a incredible one! Ça s’appelle tout simplement la vie.

 

I DO FEEL LIKE BACK ÔMMMMMM …..

Depuis mon cheminement et mon parcours dans l’univers du yoga, j’avoue que quelque chose se transforme tout doucement en moi (avec quelques rechutes je me dois de le préciser).  J’ai dorénavant un profond désir de compréhension, de partage.  J’ai envie de ‘laisser la chance au coureur’, de voir ce que je/NOUS pouvons en retirer mutuellement.  En somme, j’ai le droit de ne pas y croire, de ne pas comprendre, de ne pas être d’accord.  Tout comme c’est le droit de l’autre en face de moi de faire de même.  Et puis non.  Ça va plus loin que cela.

CALL ME NAÏVE but j’ai envie de croire qu’il est possible de s’entendre, de se respecter à un point tel que l’indifférence ou l’incompréhension ne sont pas des options.  J’ai envie d’ouvrir mon esprit, de faire un pas, de prendre et de donner à part égal, d’affiner mes perceptions et ma compréhension du non dit, d’avoir le cœur léger, un œil critique avec toujours en arrière plan une vue d’ensemble.  C’est assurément pas facile.  Ça demande du temps, de l’effort, de l’introspection et beaucoup, beaucoup de patience.  Why not?

 

De temps à autre, on médite.  C’EST INTENSE!

IMG_0366  IMG_0368

EXERCICE de la méditation pyramidale (Essayez cela si ça vous chante)

L’un des exercices de méditation fait ce jour là servait à nous concentrer sur l’objet  »respiration ».

Ici, on cherche à focaliser notre esprit uniquement sur un compte de 0 à 26 puis un décompte de 26 à 0.  Thanks to the ‘Monkey Brain’, c’est plus difficile qu’il n’y paraît.  À chaque inspiration, on dit le chiffre.  On expire et on relâche.  On va jusqu’à 26 puis on fait l’inverse.  Si on se trompe, on recommence à 0.  Vous comprenez donc le potentiel élevé de frustration si l’objectif est la performance?  Que j’appellerai affectueusement ici pour bien imager le concept ‘Le potentiel élevé de pétage de yeule mental’.  Drôle en y pensant bien quand on comprend justement que le yoga et la méditation n’ont rien à voir à la base avec le concept de performance.

 

TSÉ, LE LAPIN ÉNERGISER    »Keep going, and going, and going …. »

e-bunny295

J’apprends jour après jour que la méditation, c’est exactement comme pour l’entraînement au gym ; il faut persévérer, recommencer, s’entraîner.  C’est comme un enfant un peu naïf qui joue encore pour le plaisir.  C’est d’ailleurs ce que Guèn Kelsang Donsang nous disait :  »Vous devez avoir envie de méditer.  Des jours, au début les premières minutes, c’est plus difficile. » C’est là qu’il nous faisait son visage d’enfant qui ne veut pas jouer.   »Mais vous vous laissez du temps car après tout, vous voulez être heureux oui?  Et pour être heureux, vous devez cultiver cet être intérieur.  Et pour cela, le mieux, c’est de méditer, question de contrôler votre esprit. » Il souriait, nous expliquait qu’il se remercie lui-même d’avoir parfois persévérer ces jours où au départ ça ne lui tentait pas car après quelques minutes, le calme s’installe, la respiration de fait plus profonde, les épaules descendent, la colonne se redresse, la nuque s’allonge et puis tout à coup, on sent un sourire se dessiner.  Le coin des lèvres montent vers le haut, les battements du cœur ralentissent, la pression artérielle diminue.   Le temps devient secondaire, très extensible et relatif.  C’est alors le moment présent qui compte, uniquement, celui où vous avez décidé que vous le valiez suffisamment, autant que n’importe qui d’autre, pour prendre ce temps de qualité avec vous même.  C’est une pause bien mérité dans notre monde hyper actif et fébrile.

IMG_0411  IMG_0413  IMG_0426  IMG_0416

Plusieurs positions s’offrent à vous d’ailleurs selon vos capacités physiques.  Rappelez-vous ; ce n’est pas une compétition avec vous-même ou quiconque.  En tentant l’une ou l’autre, vous devriez trouver chaussure à votre pied.  Et vous savez le plus beau?  Plus le corps va se détendre, plus l’esprit pourra également se relâcher.  Plus l’esprit est relaxe, moins le corps se crispe.  Donc à votre LOTUS tout le monde (ou votre position de prédilection) ; c’est le temps de méditer pour développer une force tranquille 🙂

 

IL ÉTAIT UNE FOIS UN ‘MONKEY BRAIN’ ÉQUILIBRISTE

Un matin comme cela à 5h30, sans crier gare, mon ‘Monkey Brain’ décide de me taquiner.  Il fait des siennes, saute partout sans ménagement, s’accroche.  

Ma portion de cerveau terre à terre me dit bien sûr que je n’y arriverai pas ce matin (ce sont les premières minutes).  Trop fébrile en d’dans.  Puis, ça fait TILT ; une idée.  Quin toé le Monkey Brain.  Essayons quelque chose de nouveau pour s’amuser.

2606423942_37b25d134a_z

Je regarde mon BOSU.  Il me fixe à son tour l’air de dire ; »Heu, tu penses pas que c’est un peu tôt pour ça?  Il est juste 5h45 là. »

 »Meuh non.  Je suis un grand garçon me dis-je ».  Je m’assois.  Léger inconfort.  Ça bouge, je cale un peu.  Je ferme les yeux puis je respire.  Je me calme graduellement.  Pour me rendre compte rapidement que si j’essaie de faire deux choses à la fois, dans ce cas-ci penser à ma journée à venir et me tenir en plus en équilibre précaire (une chance que respirer c’est un réflexe) bien, ça ne fonctionne pas pantoute.  Donc je fais le vide, je me concentre uniquement sur ma respiration.  Pendant quelque instant, je vibre de bonheur car je suis parfaitement immobile dans mon instabilité sur le BOSU.  J’ai l’impression de flotter.  Puis dans ma joie, je m’emballe, je ris tout seul, une idée pop et tout part en couille de nouveau.  L’enseignant bouddhiste avait bien raison.  Facile de se laisser prendre au Multi tâches.  Heureux d’avoir expérimenté ces paroles, je me calme à nouveau.  Colonne longue, épaules détendues vers le bas, respiration profonde, hanches relaxent.  L’équilibre revient doucement.

MONKEY BRAIN :  »Aille, c’est vrai.  J’ai oublié que j’ai à faire ce truc aujourd’hui ».

ÉRIC :  »NONNNNNNN!!! » Pouf je tremble à nouveau sur mon piédestal précaire et je tremble comme une feuille d’automne au vent prête à tomber vers le sol.

Mais cette fois-ci, je ris tout seul comme un enfant.  J’apprends.

IMG_0388

IL ÉTAIT UNE FOIS BLACKIDOU …

Je m’aperçois aujourd’hui, presque 4 ans plus tard, que tout ce chemin parcouru, jusqu’à ma présence même dans cette salle cette journée là, est probablement en grande parti le fruit d’une rencontre dans un cinéma un fameux 4 décembre (un blind date pour aller voir le film MEGA MIND ; quand même :).

Celle d’un être exceptionnel, une femme complexe (comme si je ne l’étais pas moi ; HAH!), au cœur immense et à la passion débordante pour la vie.  Elle a fendu mon armure par sa sensibilité déstabilisante.  De là, quelque chose s’est ouvert.  De là, j’ai senti le besoin de donner une deuxième chance à cette culture physique et cet art ancien plusieurs fois millénaire qu’est le yoga.  De là, j’ai persévéré (comme je l’avais toujours fait en sport de compétition et dans l’entraînement de musculation au gym) pour ainsi développer un autre aspect de la force et de la souplesse, de la mobilité et de la stabilité.  Dans ce monde parfois déséquilibré, c’est assurément une bonne chose.  Cette rencontre m’a amené à revoir ma conception et mes préjugés face à la pratique de cette culture, du yoga et de la méditation et au monde qui l’entoure.  J’ai donc élargi mes horizons.

Le point de départ de ce cheminement est un sentiment avec un grand A.  Cet être tricoté serré de pure bienveillance pour l’autre m’a contaminé pour doucement m’amener dans la quatrième dimension, celle du sentiment le plus puissant.

Moi qui voyait les pratiquants de yoga comme des ‘mangeux de tourbe pelleteux de nuage’ il y a quelques années encore se transforme aujourd’hui pendant ce 1000 jours thérapeutiques à grand coup de sourires, de regards plein de bonté et d’un respect immuable.  Je reste toujours, au fond de moi, cet amateur de musique métal et de riffs agressifs.  Ce sportif qui aime la compétition et les activités physiques intenses pour se dépasser physiquement.  Reste qu’aujourd’hui, cette femme qui a créé une brèche dans mon armure m’a ouvert les portes d’un autre univers, parallèle à tout ce que je connaissais, qui me permet aujourd’hui d’allier tous les éléments d’une personne plus complète (ou du moins qui aspire dorénavant à l’être) pour une nouvelle FORCE TRANQUILLE.  Et de cette force tranquille ressort le sentiment que l’on m’avait dit le plus puissant pendant tout ce temps ; ben oui, l’amour. Est-ce la boucle qui est bouclée, de cette soirée il y a quatre ans à cette journée avec Guèn Kelsang Donsang?  Ou bien seulement la continuité?

À celle qui m’a aidé à dire à mes parents après toutes ces décennies ces mots si difficiles ; JE T’AIME Maganga Lumbu

 

Merci d’être dans ma vie

Merci de m’avoir ouvert à cet univers parallèle (le yoga qui m’a ensuite mené vers la méditation)

Merci d’être tout simplement toi

xxx

 

PS

Je vais sûrement vouloir revoir et discuter à nouveau avec ce GEEK bouddhiste 🙂

IMG_0268

Share This